En 1992 avait eu lieu un attentat sans doute commandité par l’Iran contre l’ambassade israélienne à Buenos Aires.

Deux ans plus tard, toujours en Argentine, c’est le centre communautaire de l’Association Mutuelle israélo-argentine qui est touchée.

l’attentat, non revendiqué, fait 85 morts et 230 blessés et là encore c’est la piste iranienne qui apparaît.

En 2006, le procureur Alberto Nisman accuse le Hezbollah d’être l’auteur de l’attentat, sur ordre du gouvernement iranien. Ce dernier aurait cherché à faire pression sur le gouvernement argentin qui avait suspendu en 1991 les accords de transfert technologique à destination de l’Iran.

Le Président Carlos Menem est lui aussi mis en cause. Il aurait subtilisé des preuves qui accablaient un entrepreneur argentin d’origine syrienne.

En 2009, l’un des auteurs présumés de l’attentat, Ahmad Vahidi, est nommé ministre de la Défense par le président iranien, Ahmadinejab. Il est recherché par Interpol depuis 2007 pour son rôle dans l’attentat.

Début 2015, Alberto Nisman met ensuite en cause la Présidente Cristina Kirchner, qui aurait favorisé l’impunité de suspects iraniens.

Le procureur est retrouvé mort chez lui quatre jours après ses déclarations sur Cristina Kirchner, en janvier 2015

l’Argentine abrite la plus importante communauté juive d’Amérique du Sud (240 000 personnes).

Cette communauté provient de l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, mais aussi suite à la révolution d’octobre 1917 en Russie. Enfin, au cours du XIXe siècle, de Juifs d’Europe occidentale et notamment de France sont partis en Argentine qui compte maintenant à 80 % des Juifs Ashkénazes.

 

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