
La porte de Sion, la plus méridionale, donne sur le quartier arménien de la vieille ville de Jérusalem. Elle a été ouverte sous le Sultan Suleyman (Soliman) en 1548.
Elle tire son nom de la montagne sur laquelle se trouve cette partie de la ville et qui fut appelée « Montagne de Sion » à partir du IVe siècle.
C'est près de cette porte qu'aurait été enterré le roi David, selon la légende. La porte de Sion est d'ailleurs aussi nommée « porte du prophète David » (Bâb al-Nabî Dâwûd)
Les trous et brisures causés par des projectiles d'armes à feu témoignent de la violence de la première guerre israélo-arabe (1948-1949) faisant suite à la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël. Deux mezouzoth en pierre ont été placées de part et d'autre de la porte, fabriquées avec des plaques d'obus ayant servi à reprendre le quartier Juif.
La ligne d'armistice de 1949, la fameuse 'ligne verte' qui a ensuite marqué la division de la Ville entre 1948 et 1967 passe juste devant cette porte. C'est d'ailleurs en la franchissant que l'armée israélienne a pénétré dans la vieille ville en 1967 durant la guerre des six jours.