Le premier Livre blanc est aussi appelé 'Livre blanc de Churchill', du nom du ministre des colonies de l'époque Winston Churchill.

Le mandat anglais sur la Palestine, résultant de la conférence de San Remo (1920) comportait alors les territoires actuels d'Israël, des territoires palestiniens et de la Jordanie. Trois mois après le début du mandat anglais sur la Palestine, Churchill restreint le territoire destiné au foyer juif, en stipulant que l'Est du Jourdain, la Transjordanie n'en fait plus partie. L'article 25 du mandat confié à la Grande-Bretagne offrait d'ailleurs cette possibilité, qui permet à la Grande-Bretagne de gratifier la famille Hussein qui a levé les arabes contre l'empire ottoman durant la grande guerre.

 

Il fait suite à l'accord scellé à Jérusalem avec Abdallah le 20 mars 1921)

 

Dans ses mémoires, Churchill écrit «  d'un trait de plume j'ai créé la Transjordanie » diminuant de 77 % la superficie de la Palestine historique du foyer national promis par Lord Balfour.

 

L'Est du Jourdain était constitué aux trois quarts d’un territoire qui deviendra à la suite de la Transjordanie, le Royaume Hachémite de Jordanie.

Le livre blanc limite l'immigration juive aux populations ayant un certain niveau de vie. Il prône le partage du pouvoir entre juifs et arabes.

Churchill y réïtère l'argument déjà servi un an plus tôt à Jérusalem sur la déclaration Balfour :

les termes de la Déclaration ... n'envisagent pas que la Palestine dans son ensemble soit convertie en un foyer national juif, mais qu'un tel foyer soit fondé "en Palestine".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il justifie la vision nationale qu'exprime le sionisme :

« Au cours des deux ou trois dernières générations, les Juifs ont recréé en Palestine une communauté qui compte aujourd’hui 80 000 membres, dont environ un quart sont des agriculteurs ou des ouvriers agricoles. Cette communauté a ses propres organes politiques, une assemblée élue pour la direction de ses affaires domestiques, des conseils élus dans les villes et une organisation pour le contrôle de ses écoles. Elle a son Grand Rabbinat et son Conseil rabbinique élus pour la direction de ses affaires religieuses. Ses activités se déroulent en hébreu, langue vernaculaire, et une presse hébraïque répond à ses besoins. Elle a une vie intellectuelle particulière et une activité économique considérable. Cette communauté, donc, avec sa population urbaine et rurale, ses organisations politiques, religieuses et sociales, sa propre langue, ses propres coutumes, sa propre vie, a en fait des caractéristiques "nationales".

 Lorsqu'on demande ce que signifie le développement du foyer national juif en Palestine, on peut répondre que ce n'est pas l'imposition d'une nationalité juive aux habitants de la Palestine dans son ensemble, mais le développement de la communauté juive existante, avec l'aide des juifs d'autres parties du monde, afin qu'elle devienne un centre où le peuple juif dans son ensemble puisse prendre un intérêt et une fierté, pour des raisons religieuses et de race. »

Ajoutant

« [qu'] il est nécessaire que l'existence d'un foyer national juif en Palestine soit garantie internationalement et qu'il soit officiellement reconnu comme reposant sur un lien historique ancien. »

Il conclut ainsi

« Pour la réalisation de cette politique, il est nécessaire que la communauté juive en Palestine puisse augmenter ses effectifs par l'immigration. Cette immigration ne peut être d'un volume tel qu'elle dépasse la capacité économique du pays à l'époque d'absorber de nouveaux arrivants »

 

lire

- le livre blanc (7 pages)

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