Ce site n'est pas ouvert au public

" Le tombeau est exceptionnel. Il est le plus grand de Palestine et l'un des plus vastes du Proche-Orient. S'y déroula la première fouille archéologique dans le Levant, et Ernest Renan lui-même aurait donné le premier coup de pioche en 1860 et proposé de l'attribuer à la reine Hélène d'Adaibène (vers 20 av JC 56 ap. JC) dont Flavius Josèphe a raconté la conversion au judaïsme et l'édification de son tombeau "muni de trois pyramides"

Situé presqu'en haut du mont des oliviers, le tombeau des rois est l'une des quatre propriétés françaises de Jérusalem (avec le Pater Noster notamment)

Il a été découvert par l'archéologue français, Félicien de Sulcy1. Il affirma avoir retrouvé les tombes des rois de Juda, David et Salomon

2La référence aux premiers rois de Judée dont il fut longtemps supposé que ce tombeau était le mausolée, explique le nom erroné de "Tombeau des Rois" donné en fait au tombeau de la princesse Hélène d’Adiabene (Kurdistan) dite Héléni Hamalka, dont le sarcophage se trouve au Louvre. Convertie au judaïsme 30 ans après JC, cette princesse se rendit à Jérusalem où elle fit édifier un palais et un mausolée familial extrêmement élaboré au nord de la ville. Le site, fouillé dès 1863 par des archéologues français, fut acquis par les frères Péreire, célèbres banquiers du Second Empire, qui le donnèrent à la France en 1886.

Les frères Pereire voulaient " conserver[le site]  à la science et à la vénération des fidèles enfants d'Israël"

Ce monument imposant présente un mausolée monolithe comprenant un escalier monumental, une cour immense, un vestibule et des salles hypogées renfermant trente et une tombes. Sur le plan historique et religieux, il donne un bon aperçu de ce qu’a pu être le tombeau du Christ.


La façade de 28 mètres était couronnée de trois pyramides qui n'existent plus, mais qui sont décrites par Flavius Josèphe et d'autres sources antiques. L'architrave était soutenue par deux piliers, dont des fragments ont été retrouvés dans les fouilles. Les tombes sont disposées sur deux niveaux autour d'une chambre centrale. Celle-ci est accessible depuis la cour par une antichambre qui descend dans un labyrinthe de chambres faiblement éclairées. L'accès de l'antichambre depuis la cour extérieure pouvait être fermé hermétiquement en roulant une lourde pierre ronde en travers. La pierre est demeurée in-situ. Au Ier siècle apr. J.-C., un « mécanisme secret », actionné par la pression de l'eau déplaçait la pierre. Probablement une petite quantité d'eau activait un système de contrepoids qui permettait d'ouvrir la tombe. C'est de ce mécanisme dont parlait Pausanias le Périégète au IIe siècle.

 

Le sarcophage d'Hélène d'Adiabène avec au centre l’inscription Saddan reine et Saddah reine.

Deux des huit chambres funéraires disposent d'arcosolium, lieu de repos composés d'un banc coiffé d'une arche au-dessus de lui. Certains de ces arcosolium possèdent des niches triangulaires où des lampes à huile étaient placées pour donner de la lumière pendant l'inhumation et la préparation des corps.

Les deux types de tombes les plus courants du Ier siècle apr. J.-C. sont tous deux présents dans ce complexe funéraire.

Les tombes sont maintenant vides, mais abritaient, au moment des fouilles, un certain nombre de sarcophages. le gouvernement français, a hérité du site après la mort de l'ancien propriétaire (le consul de France) à qui le terrain avait été cédé en 1886. L'un des sarcophages en pierre calcaire sobrement sculpté portait l'inscription Tzada Malchata (Sadah reine ou Saddan reine), en hébreu et syriaque. Les décorations et l'architecture du complexe funéraire sont séleucide,

 

1 Jean-Baptiste Humbert in "le tombeau des roits, une comlexe funéraire inachevé", Dossiers de l'Archéologie n°384, Jérusalem, p24
2 ite du consulat français à Jérusalem

***

 

 

Comments powered by CComment