La trêve imposée par les Nations unies à tenu jusqu'au 10 octobre, permettant à la jeune armée israélienne de se réorganiser. Au Nord l'armée libanaise est repoussée hors de la Galilée tandis que les Israéliens avancent dans le Neguev au Sud. Ils prennent Beersheva, poussant les Egyptiens à la retraite. Mais 5 000 soldats égyptiens sont encerclés dans ce qui sera appelé la poche de Falouja. Parmi eux, un jeune officier appelé à un brillant destin, Gamal Abdel Nasser.

Ben Gourion refuse d'essayer de conquérir la Cisjordanie. Il s'en explique dans son journal1 :

Nous risquions d'être encombrés d'une majorité arabe hostile. Nous étions menacés de complications avec les Nations unies et les grandes puissances et par l'effondrement du Trésor. Même dans ces conditions, nous avons libéré un très grand territoire, bien davantage que nous ne le pensions. Maintenant il faudra travailler pendant deux ou trois générations. Quant au reste, nous verrons plus tard.

Said Taha Bey, commandant des forces égyptiennes à Falouja partant négocier pour se rendre le 11 novembre 1948

 

1 Cité par Nadine Picaudou, Les Palestiniens, un siècle d'histoire, le drame inachevé, ed. Complexe, p 114

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