Suite à la guerre des six jours, les dirigeants arabes se réunissent à Khartoum du 29 aout au 1er septembre 1967 pour s'accorder sur une ligne politique commune face à Israël. Seuls l'Algérie et la Syrie refusent de se rendre à la rencontre.

La Ligue arabe évoque mais ne choisit pas l'outil de l'embargo pétrolier comme elle le fera après la guerre de 1973. Elle choisit de financer les pays (Égypte et Jordanie) qui ont supporté directement le conflit et ses conséquences.

Le régime Wahabite de Ryad, soucieux de Jérusalem depuis qu'il a repris par la force les lieux saints de Médine et la Mecque aux Hachémites, décide de redoubler d'efforts contre Israël avec qui il n'a pas pourtant de contentieux réel, ni frontières communes

  La résolution finale de Khartoum réaffirme alors l’unité du monde arabe qui s’engage à « liquider les séquelles de la guerre » et à récupérer les territoires occupés. Son troisième point proclame la « non reconnaissance d’Israël, le refus de la reconnaissance de cet Etat et de la négociation avec lui et la réaffirmation des droits du peuple palestinien sur son pays ».1

La troisième résolution (il y en sept) expose la politique de la ligue arabe, ce qui sera appelé "les trois non de Khartoum" : refus de la paix, pas de reconnaissance, pas de négociation

"Les chefs d'État arabes sont convenus d'unir leurs efforts politiques aux niveaux international et diplomatique pour éliminer les effets de l'agression et assurer le retrait des forces israéliennes agressives des territoires arabes occupés depuis l'agression du 5 juin.. Cela se fera dans le cadre des grands principes auxquels les États arabes se conforment, à savoir, pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël, pas de négociations avec lui, et l'insistance sur les droits du peuple palestinien dans leur propre pays."

La solidarité arabe connait son premier accroc lors du vote de la résolution n°242 en novembre de la même année, qui prévoit la possibilité d'une paix avec Israël en échange de(s) territoires lors de la guerre des six jours

 

Voir aussi : 

- Le texte des résolutions de Khartoum

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