En fin d’après-midi, une grenade explose dans cette ancienne galerie marchande, située à l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Rennes. Bilan : 2 morts et 34 blessés, dont 4 enfants. Le dossier, qui a d’abord été clôturé par un non-lieu du juge d’instruction en 1983, a été rouvert en 1995 après l’arrestation du Vénézuélien Carlos par la police française au Soudan. S’ensuivront de longues années de batailles procédurales autour de la question de la prescription des faits invoquée par la défense. Finalement, la justice tranche en 2010 et ne retient pas la prescription au regard de «la persévérance de l’engagement terroriste de Ilich Ramírez Sánchez» [Carlos ] et de la «connexité avec d’autres faits» pour lesquels des actes de procédures ont été accomplis.

 

Maître Verges, avocat de Carlos

Durant son procès, Carlos ose déclarer :

En 1974, c’est évident que c’est un attentat, il y a eu une grenade de lancée. Je ne crois pas que la personne qui a fait ça voulait du mal aux pauvres gens qui étaient présents. Cet attentat c’était contre Publicis. 

Le 28 mars 2017, Carlos, déjà reconnu coupable du meurtre de trois hommes en 1975 à Paris et de quatre attentats à l'explosif commis entre 1982 et 1983 est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par une cour d'assises spéciale.

Fier de son passé, L'homme revendique 1500 morts dont « 80 de ses propres mains ».

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