L'Atavarius est un navire affrété par le Fatah. Il est coulé dans la nuit du 20 avril par un navire israélien alors qu’il tentait de gagner les côtes d’Israël.

'Les 28 terroristes qui se trouvant à bord avaient suivi un long entraînement intensif en Algérie. La veille du départ de l'Atavarius d'Algérie, le 13 avril 1985, le bras droit d'Arafat, Abou Jihad, monta à bord et donna, en personne, ses instructions au capitaine et aux terroristes. Ces derniers devaient débarquer à proximité de Bat Yam, immédiatement au sud de Tel-Aviv, et, de là, rejoindre le quartier général de la défense à Tel-Aviv, où il s avaient ordre de prendre des otages et de réclamer la libération de 150 prisonniers appartenant au Fatah. Si cette mission se révélait trop difficiles, les terroristes devaient tuer un maximum d'Israéliens avant de se rendre.

Cette opération avait une signification particulière en raison du contexte dans lequel elle avait été planifiée : elle avait été lancée alors que le sous-secrétaire d’État américain, Richard Murphy, essayait de constituer une délégation jordano-palestinienne ayant la bénédiction de l'OLP pour ouvrir des négociations de paix. Si l'opération avait réussi et si les instructions d'Abou Jihad, le bras droit d'Arafat, avaient été suivies une cinquantaine ou même une dizaine d'Israéliens auraient péri. Ces morts auraient été la réponse de l'OLP aux efforts des États-Unis pour promouvoir des pourparlers de paix.

Cette évolution aurait parfaitement concordé avec la politique exposée par Farouk Kaddoumi à la réunion au sommet de Fez1

L'échec de la mission de l'Atavarius ne découragea pas le Fatah.

En effet, quatre mois plus tard, la nuit du 24 août 1985, la marine israélienne captura un yacht, le Casselardit avec à son bord 8 terroristes du Fatah ayant pour mission de s'emparer d'un bus au nord d'Israël et de massacrer les passagers, tous civils. Les 8 appartenaient tous au corps d'élite du Fatah, les Forces 17. Ils avaient été préparés à leur mission en Algérie et, avant leur départ, étaient retournés au quartier général de l'OLP à Tunis où ils avaient reçu leurs dernières instructions de l'un des chefs du corps, le lieutenant-colonel Abdallah Ghash, qui trouva la mort ultérieurement lors du raid aérien israélien sur le quartier général de l'OLP.

Une troisième tentative, une semaine plus tard fut également déjouée lorsque le yacht Ganda avec à son bord cinq hommes des Forces 17 tomba entre les mains de la marine israélienne. Cette fois encore, le commando était parti pour un coup de main dans le nord d'Israël.'2

1 la guerre pendant cent ans et aucun autre contact avec Israël

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