Après 22 ans de présence au Liban, Tsahal quitte le sud du Liban. Ehud Barak respecte une promesse électorale mais met aussi fin aux pertes de Tsahal comme de l’ALS (Armée du Liban Sud), son alliée chrétienne dont les désertions devenaient problématiques.

En même temps le retrait pouvait affaiblir le Hezbollah, qui tire sa légitimité de son opposition armée à Israël. Sans adversaire, soutenue par l’Iran, elle risquait d’être décrédibilisée. On sait depuis que ça n’a pas été le cas, d’autant que le Hezbollah a su ne pas se livrer à une répression trop poussée sur les anciens soldats de l’ALS.

Le retrait n’est pas complet, puisque les fermes de Chebaa contre le Mont-Hermon sont toujours à Israël, permettant tant d’avoir une vue stratégique sur le Liban que de contrôler une partie des sources du Jourdain qui s’écoule vers Israël.

" Ce territoire comme son nom l’indique, fait partie à l’origine des terres appartenant au village libanais de Chébaa, contigu au territoire syrien. Il fut occupé par l’armée israélienne peu de temps après l’occupation du Golan syrien au cours de la guerre de 1967, sans qu’aucun des deux États libanais et syrien ne s’en préoccupe outre mesure. En 2000, lors de l’évacuation du sud du Liban, Israël refusa de rendre ce territoire au gouvernement libanais, sous prétexte qu’il ne faisait pas partie de la zone d’occupation créée en 1978. Cependant que l’organisation des Nations unies, saisie par le gouvernement libanais, cartes et documents à l’appui, se refusa à se prononcer sur la nationalité du territoire.1

1 Le liban contemporain, histoire et société, George Corm, ed la découverte p.298.

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