Une bombe incendiaire est lancée dans une maison palestinienne par des extrémistes juifs dans le village de Duma en Cisjordanie, près de Naplouse. Un enfant de 18 mois, Ali Saad Dawabsha décède dans l'incendie. Son père Saad est tué ainsi que sa mère, Reham , une institutrice de 26 ans décédée à l'hopital des suites de ses brûlures qui couvrent 80 % du corps. Son fils de quatre ans est lui aussi blessé au troisième degré sur 60 % du corps.

 

Sur la maison incendiée , on trouve des grafittis haineux « Vengeance » et « Le prix à payer » et ultra religieux «  Vive le messie »

Le groupe responsable de l'attaque, « price tag », dit aussi « groupe des jeunesse des collines » a déjà incendié des maisons et mosquées en Cisjordanie, sans jusque-là sans faire de victimes.

Netanyahu, qui n'a à cette époque aucun contact avec l'autorité palestinienne appelle Abbas au téléphone et se dit « choqué par cet acte horrible » tandis que le ministre de la défense assure « que les forces de sécurité poursuivraient les auteurs de cette attaque jusqu’à ce qu’elles mettent la main sur eux.

En Israël, l'association Tag Meïr, qui lutte contre le racisme, récolte des fonds pour la famille Dawabsha survivante. Mais celle-ci refuse les 100 000 dollars récoltés sur les conseil de leur avocat.

 

Des milliers de Palestiniens manifestent suite au meurtre tant en Cisjordanie qu'à Gaza, le vendredi 31 juillet.

 

Dans le village de Douma, le premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, assiste aux funérailles. Il exhorte « la communauté internationale à agir » alors que « chaque jour, les droits des Palestiniens sont violés en Cisjordanie et que des martyrs tombent ».

Suite à l'assassinat, les forces de polices arrêtent une centaine de Juifs orthodoxes présumés d'extrême-droite pour les interroger.

 

Les meurtriers sont des Juifs extrémistes, Amiram Ben-Uliel, un jeune de 21 ans originaire de Jérusalem, et un complice âgé de 16 ans à l'époque des faits.

Le 20 mars, une autre incendie criminel touche la maison voisine des Dawabsha, Les méthodes sont les mêmes, un cocktail molotiv jeté la nuit à travers une fenêtre, les motivations sans doute aussi.

En 2017, la famille Dawabsha attaque l’État hébreu en responsabilité. Elle considère que la politique de colonisation de la Cisjordanie la cause directe de l'acte criminel effectué contre leur famille.

 

Dans sa plainte, la famille accuse la politique d’implantation israélienne de cet attentat, indiquant que l’État, qui n’a pas démoli les implantations illégales d’où venaient les auteurs présumés de l’attaque, a agi avec « négligence criminelle », ce qui a conduit à l’attentat.

Israël a créé un « espace pour que les briseurs de loi puissent planifier et préparer des crimes haineux contre les Palestiniens qui résident dans la région », indique la plainte.

Ils accusent également Israël de n’avoir pris aucune mesure contre la violence et l’incitation chez les habitants des implications, laissant ainsi libre cours aux attentats.1

 

Elle demande 10 millions de NIS comme indemnité à l’État.

A la fin de l'année, lors d'un mariage, les invités, dont fait partie l'avocat des suspects, dansent en lacérant au couteau la photo du bébé tué. A la suite de la diffusion d'une vidéo de cette danse, l'émotion est immense et les invités sont inculpés.

Quant aux procès des deux inculpés, il dure encore. Les aveux du mineur ont été jugés irrecevables car sans doute obtenus sous la torture. Ceux de Amiram Ben-Uliel semblent recevables.


 

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