En Juillet 2017, l’UNESCO déclarent la cité [ vieille ville ] de Hébron en Cisjordanie, « zone protégée du patrimoine mondial » de l’humanité. L’acte est sans doute un acte politique, le patrimoine de Hébron n’étant pas exceptionnel.1

 

 La ville de Hébron est symbolique car depuis 1979, des colons se sont réinstallés dans cette cité arabe au cœur de la Cisjordanie aux fins de refaire vivre la cité hébraïque qu’elle a été. Hébron comptait jadis une population juive (ils étaient encore 1400 en 1890). En 1929, un pogrom l’a durement frappée2, mais depuis la guerre de 1947-1948, c’est une ville exclusivement arabe musulmane et chrétienne, aucun juif n’habitant plus les territoires de Palestine devenus jordaniens (1948-1967), puis occupés par Israël depuis la guerre des six jours. C’est aussi là qu’en 1994, le colon extrémiste Baruch Goldstein avait fait un carnage dans la mosquée avant d’être abattu.

 

Les États-Unis et Israël préviennent alors de leur intention de réexaminer leur liens avec l'Unesco.

Lors de l'admission de la Palestine en 2011, les États-Unis avaient arrêté de financer l’Unesco, dénoncé comme un théâtre de l’absurde. Leur contribution s'élevait à 22 % du budget de l'organisation onusienne. Leur contribution s'élevait à 22 % du budget de l'organisation onusienne mais ils avaient des arriérés de 550 millions de dollars.

Il est vrai que depuis quelques années, l’institution vote une à deux fois par an des résolutions où Jérusalem notamment n’est présentée que sous l’aspect de ville sainte pour les Musulmans, le mur occidental étant par exemple nommé muraille Burak, comme si la ville n’avait aucun lien avec l’histoire juive et donc avec Israël.

Le 12 octobre les USA annoncent leur retrait, effectif au 31 décembre 2018. Pour les Israéliens, ce retrait , inaugure une

nouvelle ère aux Nations unies : celle où quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix.

Même si Washington conserve un statut d’observateur. Le département d’État explique  :

Cette décision n’a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des États-Unis concernant l’accumulation des arriérés à l’Unesco, la nécessité d’une réforme en profondeur de l’organisation, et ses partis pris anti-israéliens persistants.
C'est la deuxième fois que les USA quittent l'Unesco. En 1984, le président Reagan avait précédé Trump, trouvant que l'organisation gaspillait les fonds qui lui sont remis. Les États-Unis avaient réintégré l'organisation en 2002.

1 Hébron abrite les tombeaux des patriarches (mosquée Al_Ibrahim et synagogue), ensemble de grottes correspondant peut-être au site de Makhpela dans la Bible.

2cf. supra 1929

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