Ori Anbacher est une jeune fille de 19 ans, née à Tekoa, petite implantation illégale de 1600 habitants située dans le Goush-Etzion. C’est la fille du Rabbin Gadi Ansbacher. Ori est bénévole dans un centre de jeunes dans le cadre de son service national.

Alors qu'elle s'est isolée dans la forêt proche, un arabe de 29 ans la viole et l'assassine. Le corps est retrouvé lardé de 12 coups de couteau. Le meutrier, Arafat-al-Rifaiyeh, est originaire d'Hebron. Il est arrêté le lendemain dans la mosquée d'al bireh près de Ramallah où il s'était réfugié.

L’assassinat est qualifié d’action terroriste, le meurtrier ayant agi ‘pour des motifs nationalistes’. Il est réputé avec sa famille faire partie ou soutenir le Hamas.

Durant son procès, il ne cesse de sourire. Il déclare être entré en Israël pour chercher une victime juive afin de mourir en martyr.

Le pays entier est en émoi, et des manifestations ont lieu à Tel-Aviv pour réclamer la peine de mort pour l’assassin.

Le 19 avril, sa maison est démolie par l’armée.

L’attentat n’est pas revendiqué, même par le Hamas. Une retenue peut-être liée au caractère particulièrement sordide de l’assassinat précédé d’un viol.

Pour l’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Danny Danon, le meurtre est lié à la politique de rémunération des prisoniers palestiniens, le salaires versé aux terroristes et à leur famille, par l’autorité palestinienne.

Le premier ministre annonce un rétention des fonds (qui passent par Israël) alloués à l’autorité Palestinienne. 330 millions de dollars, environ 7 % de son budget annuel, servent à rémunérer les terroristes et leurs familles.

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