Bechir Gemayel, chef des phalanges chrétiennes libanaises, allié d'Israël, est élu président du Liban. Il est assassiné par Habib Tanious Chartouni, un chrétien maronite membre du Parti Social Nationaliste Syrien1 avant d'avoir pu prêter serment . La charge de 200 kg de TNT a tué 26 personnes. Présent dans le QG du président, son frère Amine Gemayel lui succède à la présidence. Le 15 septembre, l'armée israélienne envahit Beyrouth.

 


Obsèques de Bechir Gemayel, dont la mort fut l'un des catalyseurs du massacre de Sabra et Chatila deux jours plus tard


 

 Bechir Gemayel

Il est le fils de Pierre Gemayel, fondateur du parti Kataëb, phalangiste, un parti chrétien ultranationaliste parfois qualifié de fasciste. On lui attribue notamment les carnages du « samedi noir » durant lequel des dizaines de civils musulmans sont égorgés par la milice phalangiste. En juin 1978 ses hommes assaillent la résidence de Tony Frangié1 qu'ils tuent avec sa famille dont un enfant de trois ans et trente cinq proches. La fille de Gemayel est assassinée, le 23 février 1980, lors d'un attentat. Reconnu comme interlocuteur par les États-Unis, il ouvre le dialogue avec les pays arabes et passe une alliance politique et militaire avec Ariel Sharon et Rafael Eitan pour chasser les Palestiniens du Liban. C'est au cours de l’intervention militaire israélienne, qu'il est élu président de la République libanaise par les députés alors que le Parlement est entouré des forces militaires israéliennes. Ces circonstances en partie ont en partie décrédibilisé cette élection.

 

1 Le PNSN est partisan d'une grand nation syrienne qui englobe le Liban, la Palestine et Israël, l'Irak, le Koweït, Chypre, le Sinaï, la Cilicie (Turquie) et le chatt el Arab (Iran)

2 Tony Frangié issu d'une grande famille chrétienne maronite a été ministre, mais aussi fondateur d'une milice chrétienne, la brigade Marada.

 

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