A Keren Shalom, près de Gaza, un commando palestinien attaque un char israélien après être entré en Israël via un tunnel d’assaut. Les assaillants lancent une grenade dans un char Merkava. Deux soldats sont tués, le troisième Gilad Shalit, Caporal, sort indemne et est fait prisonnier. Il reste cinq ans en captivité, jusqu’à son échange le 18 octobre 2011 contre 1027 prisonniers palestiniens1, soit d’abord 477 , puis 550.

Parmi eux figurent 280 condamnés à perpétuité pour avoir commis des crimes de sang, notamment la participation à des attentats meurtriers. l’échange déclenche de vives critiques en Israël.

 

Gilad Shalit

 

Fêté comme un héros, il voit cependant son aura diminuer fortement lorsque les conditions de l’attaque sont dévoilés. Gila Shalit dormait dans le tank, et n’a pas tiré un coup de feu pour se défendre. Il savait qu’il n’avait pas fait son devoir de soldat et n’avait même pas fait le minimum pour éviter d’être capturé écrit Ben Caspit, journaliste de Haaretz qui a pu consulter l’interrogatoire de Gilad Shalit par la sécurité militaire2. Lorsque la roquette touche le char, ses deux collègues se précipitent en dehors, mais lui est resté sans bouger. Ce qui pourrait être un bon réflexe de protection ne tient pas lorsqu’il explique qu’il n’a pas tiré comme il pouvait le faire à l’abri du char. Et lorsqu’il finit par sortir, c’est sans son fusil resté sur le sol du char.

 

Mais l’image de Gilad Shalit après ces années de mobilisation et de captivité est intouchable et il n’est pas inquiété.

 


 

1 Début 2018, peu après sa sortie de prison, l’ancien Premier ministre Ehud Olmert dira avoir refusé un tel échange lorsqu’il était aux affaires (2006 - 2009)

2 Le monde du 30 mars 2013, Laurent Zechini, l’image ternie du soldat israélien Gilad Shalit.

 

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