Pessah : la Pâque juive

 

(15-21/22 Nissane, mars-avril)

C’est l’une des trois fêtes de pèlerinage avec Chavouot* et Souccot*. Pessah est célébré pendant huit jours, sur des bases historiques et agricoles. Historiquement, il commémore l’exode des Israélites et la fin de l’esclavage en Egypte. Du point de vue agraire, c’est la célébration du printemps au début de la moisson de l’orge.

Cette sortie d’Egypte ne fut possible qu’après que Dieu fit s’abattre dix plaies sur les Egyptiens, tout en épargnant les Juifs. Ceux-ci avaient utilisé le sang d’un agneau pour identifier les montants de leurs portes, signalant ainsi à l’Ange de la mort qu’il devait « passer au-dessus » de ces portes, d’où le nom de « fête du passage ».

Pendant la durée de la fête, les Juifs mangent du pain « azyme », appelé « matzah », c’est-à-dire sans levain, en commémoration du départ précipité des Israélites hors d’Egypte, car le pain n’avait pas eu le temps de lever.

Avant la fête, on nettoie méthodiquement la maison pour faire disparaître toute miette de pain et tout aliment contenant du blé fermenté (pâtes, biscuits, gâteaux, etc.).

Les deux premiers soirs de Pessah, on célèbre le « séder » (« ordre » en hébreu), c’est-à-dire un repas dont le déroulement suit un ordre précis : on lit la « Haggadah », le récit de la libération de l’esclavage et de la sortie d’Egypte, en mangeant des aliments symboliques : des herbes amères représentant les temps difficiles vécus par les Israélites esclaves, une pâte de fruits rappelant le mortier utilisé par les esclaves, du pain azyme en souvenir de la fuite précipitée. On chante des hymnes, on mange abondamment, entouré de parents et d’amis.

Le séder est l’un des rituels les plus observés par le peuple juif et, du point de vue symbolique, le plus important puisqu’il célèbre la liberté retrouvée. Au deuxième soir de Pessah, on commence à compter l’Omer, les 49 jours qui mènent à la fête de Chavouot*.

 

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