Le tableau ci-dessous, extrait de l'étude en titre fournit la répartition de l'imposition selon le revenu.

Une personne à faible revenu, gagne un salaire (pas de revenu sur le capital et souvent n'est pas propriétaire de son logement). Son impôt est donc essentiellement payé en cotisations sociales (assiette large) et taxes indirectes (consommation). Elle ne paye pas d'impôt progressif sur le revenu du par seulement 43% des foyers en France.

A contrario, une personne à très fort revenu épargne beaucoup, et perçoit des revenus sous d'autres formes que son simple mais important salaire (dividendes, revenus fonciers, plus-value..). Son impôt est donc proportionnellement moindre en cotisations sociales et plus important en taxes sur le capital. Les taxes indirectes sont un peu plus faibles (encore un fois ce n'est pas le montant mais la répartition) car il dépense proportionnellement moins en biens de consommations relativement à son revenu qu'une personne pauvre dont la propension à épargner ou investir est quasiment nulle.

Le tableau n'est pas linéaire, les hauts revenus sont sur-représentés, les revenus des 10% les plus payés (dernier décile) étant décomposés en cinq parties. La dernière colonne ne concerne ainsi que 1 personne sur 10 000 et non 1 sur 10 comme chacune des 9 premières colonnes.