Le KKL, fonds unifié juif est créé en 1901 à Bâle pour financer l'achat de terres en Palestine. C'est la mathématicienne Zvi Hermann Schapira, professeur à l'université Heidelberg en Allemagne qui a proposé en 1897 au congrès de Bâle, la création d'un fonds national.

Les désaccords sur les modalités de fonctionnement du fonds retardent jusqu'au cinquième congrès la création effective. Herzl finit par s'emporter et déclare

«  C’est votre pouvoir de décider de reporter l’établissement d’un fonds pour encore deux ans, ou jusqu’à l’arrivée du messie ! « 

Le KKL effectue ses premiers achats à Hadera en 1903 puis participe à la fondation de Tel-Aviv et du premier kibboutz Degania.

Il s'occupe aussi de l'assainissement des terrains marécageux.

En 1948, suite à la guerre d'indépendance et du départ de nombreux arabes de Palestine, il négocie avec le gouvernement pour obtenir la gestion des terres abandonnées.

Il créé et aménage des forêts. 245 millions d'arbres ont ainsi été plantés sur 100 000 hectares. Le fonds s'occupe aussi de 40 000 hectares de garrigue naturelle et d'une surface équivalente en pature.1

De nombreux foyers juifs, en europe et aux États-Unis possédaient la célèbre boite bleue du KKL qui servait à collecter les fonds.

En 2014 l'organisation est impliquée dans un scandale financier révélé par la cour des comptes.2

« Le rapport rédigé met en évidence le peu de supervision exercée par l'État et d'apparents conflits d'intérêts.

Le contrôleur de l’État Yossef Shapira a demandé l’ouverture d’une enquête. Il soupçonne une activité criminelle au sein du Fonds national juif (JNF/KKL). Dans son rapport, il décrit une organisation peu transparente, qui pourrait avoir mal géré ses fonds, et avoir agi malgré des conflits d’intérêts.

Le rapport explosif de mercredi est le premier rapport du contrôleur de l’État sur le JNF/KKL. Ce rapport s’intéresse à de possibles conflits d’intérêts et au peu de supervision de l’une des branches opérationnelles de l’organisation, l’Administration d’aménagement des terres.

Le rapport affirme que sur une période de 15 mois, allant d’août 2014 à octobre 2015, l’organisation a dépensé un tiers de son revenu dans des projets d’aménagement des terres, et « 43 % [de 3,5 milliards de shekels] ont été utilisés pour augmenter ses propres actifs financiers ».

 

 

Les boites bleues du KKL

1Source KKL/ plantations

Comments powered by CComment