La composition de la population et les différents pouvoirs qu'ils peuvent exercer, économique ou politique fait partie intégrante de la politique en Malaisie. Le pays a pu être qualifié de démocratie ethnique ou d'État ethnocratique en raison de sa nature ethnique et de ses politiques préférentielles envers la majorité ethniques. Des émeutes de 1969 aux Rukun Negara en passant par Le Dilemme Malais de Mahathir, toute la vie politique Malaisienne tourne autour de sa composition ethnique. Le BN, alliance de parti au pouvoir est ainsi composé d'un parti Malais (UMNO), Chinois (MCA) et Indien (MC). L'insurrection communiste sera plutot chinoise. le pouvoir politique est réservé aus Malais et économique aux Chinois etc

 

D'après le recensement de 2000, les principaux groupes sont les suivants :

 

"En Malaisie, selon le recensement de 2000, on compte une population totale de près de 22 millions d’habitants. Les Malais et les autres groupes indigènes représentent 65,1 % de l’ensemble des citoyens, les Chinois 26 %, les Indiens 7,7 %, et les autres 1,2 % (Département des statistiques de Malaisie, 2002). Par ailleurs, les différents groupes ethniques parlent plusieurs langues. De manière générale, les Malais parlent le malais et pratiquent l’islam, les Chinois parlent les dialectes chinois et pratiquent le taoïsme et le bouddhisme, et les Indiens parlent le tamoul et pratiquent l’hindouisme (Lee, 2000).

Avant l’indépendance, la Constitution malaise établissait un lien manifeste entre la race, la religion et la langue dans la formation de l’identité ethnique. Elle définissait les « Malais » comme des personnes nées dans la fédération de Malaisie ou de Singapour, pratiquant l’islam, parlant habituellement la langue malaise et se conformant aux traditions malaises (Snodgrass, 1978). Néanmoins, il existe une catégorie ethnique plus large, connue sous le nom de « Bumiputera » ou de « fils de la terre », qui est utilisée dans les questions politiques majeures. Les Bumiputeras sont les Malais et les autres indigènes – tels que les Sino-indigènes, les indigènes du Sarawak, les Ibans, etc. – qui représentent la majorité de la population (Mehta, 2000)."1

 

1 Malaisie : rôle de l'État dans la gestion des tensions ethniques -Shamsul Haque inAlternatives sud vol 17-2010/33