Cette conférence, nommée aussi conférence du Caire ou conférence des puissances alliées a été réunie au Caire et à Jérusalem. Il s'agit pour les britanniques qui l'ont organisée de définir une politique commune dans la région.

La correspondance Mac-Mahon – Hussein a promis la région aux Arabes en contrepartie de l'aide que le Chérif de la Mecque, Hussein, pourrait apporter aux Britanniques pour faire tomber l'empire Ottoman. Cette correspondance n'est pas claire sur l'inclusion ou non de la Palestine dans ce futur Royaume.

L'accord secret Sykes-Picot en 1916 , jusqu'à sa diffusion par les bolcheviques en 1917, répartit la région entre la France (qui obtient la Syrie et le Liban) et la Grande-Bretagne (Palestine et Irak).

La déclaration Balfour en 1917, a promis la Palestine aux Juifs afin qu'ils y établissent leur « foyer national ».

Entre temps les Anglais ont progressé sur le terrain et se sont rendus maître de la partie occidentale de la Palestine, pas encore divisée entre Palestine et Transjordanie.

Fayçal, le fils de Hussein a obtenu la Syrie mais les Français l'en ont chassé en 1920.

Face à ces décisions, accords et faits contradictoire, le nouveau secrétaire aux Colonies, Winston Churchill , « a convoqué tous les chefs militaires britanniques et les administrateurs civils du Moyen-Orient à une conférence à l'hôtel Semiramis du Caire pour discuter de ces questions. Il s’agissait d’une conférence expérimentale organisée par le ministère des Colonies dans le but de résoudre les problèmes »1

La conférence se tient à l'hôtel Semiramis du Caire. L'ordre du jour comprend les questions d'Iraq, de Palestine et du golfe persique.

 

 

 

Winston Churchill rencontre Abdallah, fils de Hussein, lors d'une série de réunions à Jérusalem. Abdallah s'est déjà établi à Amman. Il souhaite obtenir la Palestine, et exprime sa peur que les sioniste puissent constuire un Etat à l'ouest du Jourdain suite à la déclaration Balfour. Ces derniers considèrent d'ailleurs, suite à la conférence de San Remo en 1920 que la Palestine, le futur « National home » s(étend aussi à l'Ouest du Jourdain (en Transjordanie).

«  Après les conversations avec l'émir, Churchill rencontra une délégation du Congrès de Haïfa en 1920, représentant des musulmans et des chrétiens palestiniens, conduite par Musa al-Husayni. Ils ont remis un mémorandum, qui sonnait comme une protestation forte contre la politique britannique en Palestine. Ils se sont plaints que la Grande-Bretagne "sous le fardeau financier de la guerre, avait vendu son pays aux sionistes". Ils ont ajouté que l'Angleterre, "sans tenir compte des sentiments des habitants, avait nommé un Juif Haut commissaire", malgré "le fait que la majorité prédominante des personnes qu'il gouvernait ne soit pas de sa race ou de sa foi". "Au poste le plus important de la justice en Palestine, à savoir celui de secrétaire juridique ou de ministre de la justice, un Juif a été nommé. Et, pire encore, ce fonctionnaire est un sioniste à part entière. »

 

Mais pour Chruchill

« La déclaration Balfour ayant été ratifiée par les puissances alliées, c'était un fait acquis. Le foyer national pour les Juifs serait "bon pour le monde, bon pour les Juifs et bon pour l'Empire britannique ... bon pour les Arabes qui habitent en Palestine". Il a souligné que Balfour parlait de "la création en Palestine d'un foyer national pour les juifs" et n'avait pas dit qu'il ferait de la Palestine le foyer national pour les juifs ". Cela" ne signifie pas qu'il cessera d'être le foyer national. d’autres peuples, ou qu’un gouvernement juif soit mis en place pour dominer le peuple arabe. "Le gouvernement britannique" entretient une forte amitié et un désir de coopération avec la race arabe dans son ensemble. C’est ce que vous attendez de l’Empire britannique, qui est le plus grand de tous les États musulmans du monde .. »

Dans son discours, il n'hésite pas affirmer que la déclaration Balfour assure des droits politiques aux Arabes, alors que précisément, ceux-ci ont été omis pour n'aborder que les droits civils et religieux.

La conférence confirme l'octroi de la Syrie et du Liban à la France, la Palestine à la Grande-Bretagne. La partie au-delà du Jourdain, devient l'émirat de Transjordanie donné à Hussein (chassé de la Mecque et du Hedjaz en 1924 par les Seoud) en remerciement de ses services. Fayçal, fils de Hussein y gagne le royaume d'Iraq (qui durera jusqu'à la révolution de 1958) , suite à l'intense lobbying du colonel T.E. Lawrence auprès des Britanniques.

 1 https://en.wikipedia.org/wiki/Cairo_Conference_(1921)

voir aussi : 

discours de Churchill

- article wikipedia an anglais Cairo conférence (1921 )

 

 

 

 

>> Texte du discours de Churchill à l'université Hébraïque de Jérusalem en 1921. Churchill répond aux objections soulevées localement par l'installation des Juifs de Palestine et la promesse du foyer national en Palestine par Balfour en 1917

 

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